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"Ghosts in the matrix machine"Février 2008. Quelques informations récentes sur l'animal "homme" :
etc, etc. On dit des chats qu'ils vivraient dans un état profond de béatitude. Il suffit d'observer un chat ronronnant au coin du feux pour s'en persuader. C'est donc possible. "Le loup, civilisé"Toutes ma vie, j'ai grandi pensant que je n'étais pas qu'un animal. Et puis j'ai changé d'avis. L'homme est d'abord un animal. Ce changement s'est produit quand dans mon exploration de la nature humaine, et de la mienne par la même occasion, l'impact des gènes a pris le dessus. Avant je pensais que l'environnement primait, ainsi qu'on est enclin à le faire à notre époque (ça n'a pas toujours était le cas dans le passé). Mon changement a résulté d'une connaissance à mon sujet acquise sur Internet peu de temps auparavant, une connaissance sur ma nature devrais-je dire. J'y reviendrai, un jour. Il y a bien sur un phénomène proprement humain. Mais il n'est pas disjoint du phénomène animal, lequel est en revanche singulier comparé au végétal, lui-même extraordinaire par rapport au minéral. Du vivant au conscient en passant par le sensible, il y a un changement de degré autant que de nature. Pourtant la société nie cette évidence de l'origine animale de l'homme. Quoi ? Entre le singe et l'homme la différence serait moindre qu'entre l'abeille et la fleur ? Et cette hypocrisie, cette absolu déni de l'évidence, blessent autant si ce n'est plus qu'ils ne consolent. Certes, niant la nature animale, on s'élèverait vers un idéal d'innocence où tout n'est que volonté de faire le bien. Et, dit-on, croire c'est déjà faire, tant la pensée conduit l'acte. Pour autant, l'excès nuit. La nature animale de l'homme l'expose à des dangers, qu'il faudrait accepter pour s'en protéger. Dangers d'esclavage, de domination, d'abrutissement, de génocide parfois, d'extinction peut-être. Ce qui frappe dans la nature c'est la diversité. On se plait à la contempler autant qu'on l'imagine nécessaire. Beau et bon à la fois. C'est pourquoi l'action civilisatrice de la société se doit pour passer à l'étape suivante de reconnaitre dans l'homme d'aujourd'hui la part animale venant du passé. Ca se produit maintentant que tout est près pour l'étape suivante : l'homo virtualis après l'homo sapiens par exemple. Deux pistes et deux indices : L'instinct grégaire et la hiérarchie, le loup et le chien. Comment ne pas voir les similitudes avec l'homme ? Voir n'est pas voir, voir c'est comprendre, autant que comprendre ce n'est pas penser, comprendre c'est faire coïncider une généralité que l'on connait avec une réalité que l'on observe. Observons le loup puis le chien. Vu sous cet angle animal l'homme, dominateur et domestiqué, n'était-il pas plus net ? N'était-il pas plus intelligible, tolérable ? Un promesse d'épanouissement agitait nos corps : un jour l'homme dépasserai l'état de nature et ce jour là il aurai atteint l'infini qui le mettrai d'égalité avec l'univers. On avait du mal à l'imaginer cet état nouveau. Etre vivant et mort à la fois. La promesse de bien des religions pourtant. Et maintenant on envisage sa réalisation : Plonger dans le virtuel comme mourrir, mais avec, dès le début, cette certitude d'être à jamais "vivant", certitude que donne le témoignage de tout ceux qu'on aura connu "vraiment vivants" ; et ensuite, mieux qu'une certitude, une évidence, quand les bébés seront branchés dès la naissance. Ghosts in the matrix machine. Dans sa conquête de l'univers l'homme moderne tantot ricanne tantot s'émerveille. C'est que l'histoire nous captive, à condition de surprendre. Sinon on s'endort. Plus ou moins selon les époques. Nous vivons une époque formidable. JeanHuguesRobert | novembre 2007, v2 février 2008 PS: XXIstCenturyStartedIn2007 -- Le XXIième siècle a démarré en 2007. |
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